SOMMAIRE
- 1. Comprendre le fonctionnement des cotisations URSSAF en portage salarial
- 2. Comment se calculent les cotisations URSSAF en portage salarial ?
- 3. Quel est l’impact des cotisations URSSAF sur votre rémunération ?
- FAQ – Cotisations URSSAF en portage salarial
- Pourquoi comprendre les cotisations URSSAF est essentiel en portage salarial ?
Le portage salarial s’impose aujourd’hui comme l’une des solutions les plus attractives pour les consultants, freelances et experts souhaitant sécuriser leur activité tout en conservant leur autonomie.
Parmi les éléments clés à comprendre avant de se lancer, les cotisations URSSAF occupent une place centrale. Elles déterminent directement votre salaire net et les droits sociaux auxquels vous accédez (chômage, retraite, maladie, prévoyance…).
Ce guide explique comment sont calculées les cotisations en portage salarial, leur fonctionnement, et comment elles influencent votre rémunération réelle.
L’ESSENTIEL À RETENIR
- En portage salarial, vous êtes salarié : vos cotisations URSSAF sont identiques à celles d’un salarié classique, et garantissent une protection complète (maladie, retraite, chômage, prévoyance).
- Votre chiffre d’affaires ne devient pas directement votre salaire : frais de gestion + cotisations patronales + cotisations salariales déterminent votre net final.
- Le coefficient de conversion (en moyenne 2,2 à 2,5) permet d’estimer combien vous devez facturer pour obtenir un salaire brut donné.
- Les frais professionnels validés sont déduits avant cotisations : ils augmentent mécaniquement votre revenu net sans charges.
- Le statut cadre, la mutuelle, la prévoyance et les options choisies peuvent légèrement modifier le montant du salaire net.
- La société de portage gère intégralement les cotisations et les déclarations URSSAF : aucune démarche administrative de votre côté.
- Le portage salarial coûte plus cher qu’un statut freelance, mais offre en échange une sécurité maximale (chômage, retraite complète, mutuelle, contrats sécurisés).

1. Comprendre le fonctionnement des cotisations URSSAF en portage salarial
A. Le statut du salarié porté et les intervenants clés
Le consultant en portage salarial est salarié de la société de portage, qui transforme ses prestations facturées en salaire et prend en charge toutes les démarches administratives. Dans ce système, trois acteurs interviennent : le consultant, qui réalise la mission et fixe ses tarifs avec le client ; la société de portage, qui facture, gère la paie et calcule les cotisations URSSAF ; et enfin l’URSSAF, qui perçoit ces cotisations afin d’assurer la protection sociale du salarié porté.
En bref :
- Vous : réalisez la mission et négociez la facturation.
- La société de portage : facture le client, gère la paie, calcule les cotisations URSSAF.
- L’URSSAF : reçoit les cotisations sociales selon les règles du régime général.
B. Quels types de cotisations URSSAF s’appliquent en portage salarial ?
En portage salarial, les cotisations URSSAF sont identiques à celles d’un salarié classique. Elles se composent de cotisations patronales et de cotisations salariales.
- Les cotisations patronales incluent notamment l’assurance maladie, les allocations familiales, les accidents du travail, la retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO), l’assurance chômage (part employeur), ainsi que des contributions comme le FNAL, la solidarité autonomie ou la taxe transport. Elles financent la protection sociale depuis l’employeur.
- Les cotisations salariales, elles comprennent l’assurance maladie, la retraite de base et complémentaire, l’assurance chômage (part salariale) et la CSG/CRDS. Elles financent la même protection mais sont prélevées directement sur le salaire brut du salarié.
Important : Les taux de ces cotisations ne sont pas approximatifs mais fixés par la loi. Ils varient principalement selon votre statut (cadre/non-cadre) et votre niveau de rémunération (notamment par rapport au Plafond Annuel de la Sécurité Sociale – PASS).(voir Légifrance)
Voici un tableau récapitulatif des cotisations URSSAF en portage salarial :
| Type de cotisation | Composantes principales |
|---|---|
| Cotisations patronales | Assurance maladie, allocations familiales, accident du travail, retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO)*, assurance chômage (part patronale), FNAL**, solidarité autonomie, taxe transport… |
| Cotisations salariales | Assurance maladie, retraite de base et complémentaire, assurance chômage (part salariale), CSG/CRDS*** |
Bon à savoir :
*AGIRC : Association Générale des Institutions de Retraite des Cadres ARRCO : Association pour le Régime de Retraite Complémentaire des Salariés
Depuis 2019, les deux régimes ont fusionné en un seul système appelé AGIRC-ARRCO, mais on continue souvent d’utiliser les deux noms ensemble.
**Le FNAL est le Fonds National d’Aide au Logement. C’est une cotisation sociale obligatoire pour les entreprises en France, destinée à financer les aides au logement pour les salariés.
***CSG (Contribution Sociale Généralisée) : Prélèvement obligatoire sur la plupart des revenus (salaires, pensions, revenus du patrimoine, etc.). Sert à financer la Sécurité sociale, notamment la maladie, la famille et la vieillesse. CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) : Prélèvement obligatoire destiné à rembourser la dette de la Sécurité sociale. (Voir service-public)
C. Le rôle de la société de portage salarial
La société de portage joue un rôle central dans le fonctionnement du portage salarial. Elle collecte les honoraires facturés par le client, calcule les charges sociales et transmet les déclarations correspondantes à l’URSSAF.
Ensuite, elle vous verse votre salaire net. Grâce à ce fonctionnement, vous n’avez aucune gestion administrative directe à effectuer, ce qui vous permet de vous concentrer pleinement sur vos missions.
Concrètement, la société de portage salarial :
- collecte les honoraires du client,
- calcule les charges sociales,
- transmet les déclarations à l’URSSAF,
- vous verse un salaire net.
Pour approfondir ce sujet, découvrez notre contenu dédié au portage salarial : définition, fonctionnement, avantages et missions.
2. Comment se calculent les cotisations URSSAF en portage salarial ?
Le calcul des cotisations URSSAF en portage salarial suit une méthode précise. Voici les 5 étapes clés, permettant de passer du chiffre d’affaires facturé au salaire net que vous percevez.
Etape 1. Départ : le chiffre d’affaires facturé
Le chiffre d’affaires que vous facturez à votre client est d’abord diminué par les frais de gestion appliqués par la société de portage, généralement compris entre 5 et 10 %. Il s’agit des seuls frais liés au fonctionnement du portage salarial.
À cela s’ajoutent éventuellement les frais professionnels que vous engagez pour réaliser votre mission.
Après ces déductions, on obtient l’enveloppe disponible pour financer votre salaire.
Etape 2. Calcul des cotisations patronales – Détermination du salaire brut
Pour obtenir le salaire brut, on retire de l’enveloppe disponible les cotisations patronales. Celles-ci représentent environ 42 % du salaire brut pour un cadre au forfait jours, et légèrement moins pour un non-cadre.
Notion clé : Le Coefficient de Conversion : votre allié pour savoir combien facturé
Les sociétés de portage utilisent souvent un coefficient de conversion (généralement compris entre 2,2 et 2,5). Il s’agit du multiplicateur à appliquer au salaire brut pour obtenir le chiffre d’affaires HT nécessaire.
Exemple : Pour un salaire brut de 4 000€ avec un coefficient de 2,3, il faut facturer 9 200€ HT. Cette notion donne une règle rapide aux consultants pour estimer le chiffre d’affaires à générer.
A noter : Ces chiffres sont des moyennes et peuvent varier selon les sociétés de portage.
Etape 3. Calcul des cotisations salariales – le salaire net avant impôt
Le salaire net avant impôt correspond au salaire brut diminué des cotisations salariales. Elles représentent environ 20 à 23 % pour un cadre.
Le salaire net constitue la somme réellement versée (hors impôt sur le revenu).
Etape 4. Le rôle des frais professionnels
Les frais professionnels, lorsqu’ils sont validés par la société de portage, sont déduits avant le calcul des cotisations et non soumis aux charges sociales.
Ils permettent donc d’augmenter mécaniquement votre rémunération nette.
Pour en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez consulter notre contenu les frais professionnels.
Etape 5. Particularités pouvant influencer le calcul
Certaines options ou caractéristiques peuvent modifier légèrement le montant des cotisations et du salaire net, notamment :
- le statut cadre, qui entraîne une retraite complémentaire plus élevée,
- la souscription obligatoire à la mutuelle et à la prévoyance,
- des variations selon la convention collective ou les options de protection choisies.
Attention : Le coût de la mutuelle et de la prévoyance obligatoires (part patronale et salariale) est prélevé en plus des cotisations URSSAF et réduit d’autant le salaire net.
Checklist du calcul des cotisations URSSAF en portage salarial
Du chiffre d’affaires au salaire brut
- Réduire le chiffre d’affaires facturé des frais de gestion (5 à 10 %)
- Déduire les frais professionnels éventuels validés par la société de portage
- Objectif : déterminer l’enveloppe disponible pour le salaire.
Calcul des cotisations patronales
- Appliquer les charges patronales (environ 42 % du salaire brut pour un cadre).
- Montant légèrement inférieur pour un non-cadre.
Notion clé : Coefficient de conversion
- Utiliser le coefficient (généralement 2,2 à 2,5) pour estimer rapidement le chiffre d’affaires HT nécessaire pour atteindre un salaire brut donné.
- Exemple : Salaire brut × Coefficient = CA HT requis.
Calcul des cotisations salariales
- Appliquer les cotisations salariales (environ 20 à 23 % du salaire brut pour un cadre).
- Comprend retraite complémentaire, assurance chômage, CSG/CRDS.
Détermination du salaire net avant impôt
- Calculer : Salaire net = Salaire brut – Cotisations salariales.
- Représente la somme réellement versée (hors impôt sur le revenu).
Rôle des frais professionnels
- Déduire les frais professionnels validés avant le calcul des cotisations (non soumis à charges).
- Augmente mécaniquement la rémunération nette.
Particularités possibles
- Tenir compte du statut cadre, de la mutuelle obligatoire, de la prévoyance, des options de protection et des éventuelles spécificités de la convention collective.
- Peut légèrement modifier le calcul du salaire net.
- Attention : la part patronale et salariale de la mutuelle/prévoyance réduit le net.
Voici un tableau chiffré concret illustrant le calcul des cotisations URSSAF et du salaire net pour un consultant cadre facturant 6 000 € HT par mois :
| Étape | Calcul | Montant (€) |
|---|---|---|
| 1. Chiffre d’affaires HT | facturé au client | 6 000,00 |
| 2. Frais de gestion (8 %) | 6000 × 8 % | -480,00 |
| 3. Enveloppe disponible | 6000 – 480 | 5 520,00 |
| 4. Salaire brut déterminé* | 5 520 ÷ 1,42 | Environ 3 887,00 |
| 5. Cotisations sociales totales | 3 887 × 53 % | Environ 1 633,00 |
| 6. Salaire net avant impôt | 3 887 – (23 % × 3 887) | Environ 2 993,00 |
| 7. Prélèvement à la source (10 %) | 2 993 × 10 % | -299,00 |
| 8. Salaire net après impôt | 2 993 – 299 | Environ 2 694,00 |
*le salaire brut se calcule ainsi : Enveloppe ÷ (1 + taux patronal). Avec taux patronal d’environ 42% pour un cadre, on a 5 520 ÷ 1,42 ≈ 3 887 €.
Remarque : si le consultant déclare, par exemple, 200 € de frais professionnels justifiés
| Étape | Montant (€) |
|---|---|
| Salaire net avant impôt | Env 2 993,00 |
| + remboursement frais (exempt de charges) | + 200,00 |
| Total perçu avant impôt | Env 3 193,00 |
| Après impôt (10 %) | Env 2 874,00 |
En résumé :
Pour 6000 € HT facturés, le consultant reçoit environ 2700 € net après impôt, plus d’éventuels remboursements de frais.
3. Quel est l’impact des cotisations URSSAF sur votre rémunération ?
Lorsque vous travaillez en portage salarial, votre rémunération ne correspond pas directement au chiffre d’affaires que vous facturez à vos clients. Comme tout salarié, vous êtes soumis à un ensemble de cotisations sociales prélevées par l’URSSAF, auxquelles s’ajoutent les frais de gestion de la société de portage.
Ces prélèvements ont un double impact : ils réduisent la part de votre chiffre d’affaires transformée en salaire net, mais financent en contrepartie une protection sociale complète, bien supérieure à celle d’un indépendant classique.
Comprendre le fonctionnement de ces cotisations est donc essentiel pour anticiper vos revenus nets, comparer le portage salarial aux autres statuts et évaluer la valeur réelle de la protection sociale dont vous bénéficiez.
A. Conversion du chiffre d’affaires en salaire net
En portage salarial, l’intégralité du chiffre d’affaires facturé ne se transforme pas en salaire. Après les frais de gestion, les cotisations sociales et le prélèvement à la source, la part réellement reçue en salaire net après impôt représente en moyenne 47 % à 55 % du chiffre d’affaires.
Exemples concrets :
- Exemple 1 : 8 000 € de chiffre d’affaires facturé
- Salaire net après impôt estimé : entre 3 760 € et 4 400 €
(soit 47 % à 55 % de conversion)
- Exemple 2 : 12 000 € de chiffre d’affaires facturé
- Salaire net après impôt estimé : entre 5 640 € et 6 600 €
- Exemple 3 : 5 000 € de chiffre d’affaires facturé
- Salaire net après impôt estimé : entre 2 350 € et 2 750 €
Pourquoi cette fourchette ?
Le montant exact dépend de plusieurs éléments :
- les frais de gestion de la société de portage
- les options choisies (mutuelle, prévoyance…)
- la possibilité d’utiliser des frais professionnels déductibles, qui augmentent le net
- votre taux d’imposition
- votre statut (cadre ou non-cadre), qui modifie les cotisations
- l’effet du plafond de la Sécurité sociale, qui limite certaines cotisations
B. Pourquoi la part de chiffre d’affaires convertie en salaire net n’est-elle pas plus élevée ?
En portage salarial, le consultant bénéficie du même niveau de protection qu’un salarié classique. Cela implique des cotisations sociales complètes, qui réduisent mécaniquement la part du chiffre d’affaires transformée en salaire net. Plusieurs éléments expliquent cette diminution :
- Charges patronales : elles financent l’assurance maladie, la retraite, l’assurance chômage et l’ensemble de la protection sociale du salarié.
- Charges salariales : prélevées directement sur le salaire brut, elles couvrent notamment la CSG/CRDS, la retraite et la maladie.
- Frais de gestion : ils rémunèrent la société de portage pour la gestion administrative, la facturation, la contractualisation, l’assurance RC Pro, les déclarations sociales…
- Mutuelle et prévoyance obligatoires : leur coût (part patronale et salariale) réduit également la rémunération finale.
Bien que ce système soit plus coûteux qu’un régime indépendant, il offre un haut niveau de sécurité sociale, incluant une retraite plus robuste, l’assurance chômage, une prévoyance et une mutuelle de qualité, ainsi qu’une protection juridique et des contrats sécurisés.
Pour en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez également consulter notre contenu sur la facturation.
C. Portage salarial comparé à micro-entreprise, SASU, EURL : quelle solution paye le mieux ?
Pour mieux situer le portage salarial, voici une comparaison synthétique des différents statuts couramment utilisés par les freelances et consultants.
Voici un tableau comparatif : Micro-entreprise / EURL / SASU / Portage / CDI :
| Statut | Taux de conversion en net | Protection sociale | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|---|
| Micro-entreprise (Auto-entrepreneur) | 55-65 % du CA en net | Faible (pas de chômage, retraite limitée, prévoyance réduite) | Très simple à gérer, charges proportionnelles au CA, bon pour débuter | Plafond de CA, pas de déduction des frais, couverture faible |
| EURL (gérant majoritaire – TNS) | 55-70 % du CA en net | Moyenne (régime TNS) | Frais déductibles, charges modérées, bon compromis coût/protection | Comptabilité lourde, protection sociale incomplète, dividendes taxés |
| SASU (président assimilé salarié) | 55-70 % (salaire + dividendes) | Élevée (hors chômage) | Très bonne image, optimisation via dividendes, pas de charges si pas de salaire | Charges élevées, comptabilité stricte, pas de chômage |
| Portage salarial | 47-55 % du CA en net après impôt | Très élevée (avec chômage) | Liberté + sécurité, aucune gestion admin, protection complète | Conversion nette plus faible, frais de gestion |
| CDI salarié | Salaire net fixe | Maximale | Sécurité totale, stabilité, aucun administratif | Pas d’autonomie, dépendance à l’employeur |
Quelle conclusion en tirer de cette comparaison ?
- Micro-entreprise : idéale pour débuter, protection faible, limitée en CA.
- EURL : bon compromis pour ceux qui ont des frais et veulent optimiser.
- SASU : très adaptée aux consultants à fort CA qui souhaitent une image premium et une optimisation via dividendes.
- Portage salarial : le meilleur équilibre entre liberté et sécurité, avec la protection du salariat sans gestion administrative.
- CDI : maximal en sécurité, minimal en liberté.
D. Les avantages sociaux offerts par les cotisations en portage salarial
Les cotisations prélevées en portage salarial ne représentent pas seulement un coût : elles financent un niveau de protection sociale parmi les plus complets du marché, nettement supérieur à celui des travailleurs indépendants.
Concrètement, ces cotisations permettent de bénéficier :
- d’une retraite plus avantageuse, fondée sur le régime général, avec une validation de trimestres plus rapide et une pension plus élevée qu’en micro-entreprise ou en régime TNS*
- d’une assurance chômage accessible, un avantage inédit pour les freelances, offrant une réelle sécurité en cas de baisse ou d’arrêt d’activité ; Conditions d’accès : généralement 4 mois (ou 610h) au sein de la même société de portage, avec une période de carence de 7 jours après la fin du contrat. L’indemnisation est calculée sur le salaire brut.(Légifrance)
- d’une couverture maladie renforcée, incluant des remboursements plus importants, de meilleures indemnités journalières et l’accès à la mutuelle d’entreprise ;
- d’une prévoyance solide, avec des garanties accrues en cas d’incapacité, d’invalidité ou d’accident, très supérieures à celles des régimes indépendants.
*Le régime TNS signifie Travailleur Non Salarié. C’est le régime social qui s’applique aux travailleurs indépendants en France, comme les entrepreneurs individuels, les gérants majoritaires d’EURL ou les associés de certaines sociétés.
En résumé : Oui, vous cotisez davantage qu’en tant qu’indépendant, mais en échange vous bénéficiez d’une protection sociale complète, comparable à celle d’un salarié classique, qui sécurise durablement votre activité et votre revenu.
E. Les points de vigilance avant de choisir le portage salarial
Si le portage salarial offre un haut niveau de sécurité et de simplicité, certains éléments doivent néanmoins être pris en compte pour éviter les mauvaises surprises :
- Des charges sociales plus élevées :
Le modèle du salariat implique des cotisations importantes (patronales et salariales). Par conséquent, la rémunération nette perçue est généralement inférieure à celle d’un indépendant en micro-entreprise, EURL ou SASU. Le portage s’adresse donc surtout à ceux qui privilégient la sécurité et la tranquillité administrative plutôt que l’optimisation maximale du revenu.
- Le choix de la société de portage est déterminant :
Toutes ne se valent pas. Les différences peuvent être significatives en termes :
-
- de frais de gestion (négociables pour des missions longues ou un chiffre d’affaires élevé)
- de taux de charges appliqués,
- de qualité du service (accompagnement, outils, support RH),
- de transparence des calculs,
- des prestations incluses (RC Pro, formation, mutuelle, gestion des frais professionnels…).
Un mauvais choix peut réduire fortement votre salaire net ou entraîner un manque d’accompagnement.
En résumé, le portage salarial est un excellent compromis entre liberté et sécurité, mais il nécessite de bien comparer les offres afin de maximiser votre rémunération et d’éviter les modèles peu transparents.
FAQ – Cotisations URSSAF en portage salarial
- 1) Quelles cotisations URSSAF sont payées en portage salarial ?
Les mêmes que pour un salarié classique : maladie, retraite, chômage, CSG/CRDS, allocations familiales…
- 2) Les cotisations sont-elles plus élevées qu’en freelance ?
Oui, car la protection sociale est plus complète : chômage, meilleure retraite, prévoyance.
- 3) À combien s’élèvent les charges patronales et salariales ?
-
- Charges patronales : environ 42 % du salaire brut pour un cadre, un peu moins pour un non-cadre.
- Charges salariales : environ 20–23 % du salaire brut pour un cadre.
- 4) Qui paie les cotisations URSSAF ?
La société de portage les calcule, prélève et verse pour votre compte.
- 5) Peut-on réduire les cotisations URSSAF ?
Non, elles sont obligatoires. Mais il est possible d’optimiser le net via les frais professionnels justifiés.
- 6) Les frais professionnels sont-ils soumis à l’URSSAF ?
Non, s’ils sont justifiés par des factures. Ils sont déduits avant le calcul des cotisations.
- 7) Quel est le salaire net moyen en portage ?
Entre 47 % et 55 % du chiffre d’affaires HT après impôt, selon le statut, le taux d’imposition et les frais professionnels.
- 8) Quel impact a le statut cadre ?
Les cotisations retraite sont plus élevées, mais la retraite future est meilleure et le forfait jours est souvent accessible.
- 9) Peut-on facturer plus pour compenser les cotisations ?
Oui, en ajustant son TJM. Le coefficient de conversion permet d’estimer le chiffre d’affaires nécessaire pour atteindre un salaire brut souhaité.
- 10) Les cotisations ouvrent-elles droit au chômage ?
Oui, contrairement au statut freelance, sous conditions (anciennement, rupture initiée par la société de portage et durée minimale cotisée).
- 11) Les calculs varient-ils selon la société de portage ?
Oui : frais de gestion, prévoyance, mutuelle et options de protection peuvent modifier légèrement le net.
- 12) Le portage salarial est-il intéressant malgré les cotisations élevées ?
Oui, si vous privilégiez autonomie, sécurité et simplicité administrative. Il offre un équilibre unique entre protection sociale complète et liberté professionnelle.
Pourquoi comprendre les cotisations URSSAF est essentiel en portage salarial ?
Le portage salarial offre un équilibre unique entre autonomie et sécurité pour les consultants et freelances. Comprendre le fonctionnement des cotisations URSSAF est crucial, car elles déterminent directement votre salaire net et vos droits sociaux.
Points clés à retenir :
- Conversion du chiffre d’affaires en salaire net : Après frais de gestion, cotisations sociales et prélèvement à la source, le salaire net représente généralement 47 % à 55 % du chiffre d’affaires HT.
- Charges sociales complètes : Les cotisations patronales et salariales financent l’assurance maladie, la retraite, l’assurance chômage, la prévoyance et la mutuelle obligatoire.
- Rôle des frais professionnels : Les frais justifiés augmentent votre rémunération nette, car ils ne sont pas soumis à charges.
- Impact du statut cadre : Les cotisations retraite sont plus élevées, mais la retraite future est plus avantageuse et l’accès au forfait jours est possible.
- Sécurité sociale complète : Contrairement aux statuts indépendants, le portage salarial offre une protection proche de celle d’un salarié classique : chômage, retraite, prévoyance et mutuelle.
- Gestion simplifiée : La société de portage se charge de la facturation, du calcul des cotisations et des déclarations URSSAF, vous permettant de vous concentrer sur vos missions.
- Importance du choix de la société de portage : Les frais de gestion, la qualité du service et les options proposées (mutuelle, prévoyance, RC Pro) influencent directement votre rémunération nette.
En résumé, le portage salarial est une solution adaptée pour sécuriser son activité, tout en conservant flexibilité et autonomie. Bien comprendre les cotisations URSSAF et leur impact sur votre salaire vous permet de planifier vos revenus, de comparer les statuts et de valoriser pleinement la protection sociale dont vous bénéficiez.

